Culture de l’image VS culture de l’écrit

Titre accrocheur isn’t it ?

En fait c’est une réflexion que j’ai initié sur Twitter avec quelqu’un et qui m’a donné cette idée. Les logiciels type Microsoft, Apple sont très graphiques (voir la régression majeure de Microsoft avec Windows 8). Plein de couleurs, très design, chaque application peut se sélectionner, se cliquer, se toucher afin d’avoir un accès très graphique à ses activités. Depuis que le bureau existe sur les PC, moi-même, j’utilise beaucoup d’icônes, raccourcis, c’est même assez bordélique. Enfin, c’est un bordel organisé avec des espaces thématiques… Les distributions Linux évoluent aussi dans cet ordre d’idée. Aussi Ubuntu avec son interface Unity, Gnome 3 avec le gnome-shell repensent leurs façons d’accéder aux logiciels et activités. Mais alors quelle différence ?

L’image est un vecteur marketing important. Les logos des marques (twitter, facebook…) remplacent les applications de sorte qu’on ne sait plus au bout d’un moment si nous lançons une application indépendante ou un raccourcis internet (=favori, =marque-page, =signet…).

Cela a d’autres conséquences : nous ne savons pas comment notre système fonctionne. Est-ce important ? Doit-on « perdre » du temps à le savoir ?

L’avantage avec les logiciels libres c’est que nous avons toujours le choix. Le gros désavantage avec les logiciels propriétaires c’est qu’ils nous enlèvent de la liberté (on parle aussi de logiciels privateurs). Qui n’a pas vu les nombreux utilisateurs mécontents de la dernière version de Windows 8 voulant repasser sous Windows 7 ? (Microsoft allant jusqu’à proposer lui-même un service aidant au downgrade). Qui n’a pas vu récemment les utilisateurs d’Iphone 4 voulant repasser sous une version antérieure d’IOS après avoir constaté les ralentissements importants d’IOS7 ? Vous n’avez pas le choix, ou alors vous pouvez racheter du matériel plus récent… (qui a dit obsolescence programmée ?). Nous sommes rentrés dans la culture de l’image jetable, du marketing de la stimulation reptilienne : tout ce qui n’est pas directement et immédiatement accessible est mal perçu. Les possibilités les plus utiles de l’outil doivent être visibles, les repères graphiques (logiciels spécifiques, marques) rassurent.

Pourquoi est-ce que je parle de culture de l’écrit ? Parce que dans le logiciel libre, vous pouvez appeler votre logiciel en l’écrivant, que votre système vous répond de manière très humaine (puisque c’est fait pour que des humains puissent comprendre et corriger ces erreurs).  Vous n’aurez pas de « unexpected error », qui veut dire une « erreur inattendue est survenue » ou d’écran bleu abscons à base de 0X0E745964 , mais plutôt le module XXX a un paramètre défaillant à la ligne 48 dans son fichier de configuration situé dans /etc/share/logiciel/ appelé config.conf.  Là, il vous suffit de faire comme quand dans un tableur vous avez des soucis d’opération et de DIV#0… changer un paramètre dans un fichier texte. Si vous savez trouver un fichier, l’éditer et le sauvegarder, vous savez résoudre votre soucis. Si avec des logiciels propriétaires vous ne pouvez pas accéder à ces fichiers, vous devrez, soit passer à un autre logiciel, soit changer de PC.

Posez-vous donc ces questions. Pourquoi je ne peux rien faire avec mon outil si celui-ci ne fait pas tourner telle ou telle application ? Puis-je comprendre pour améliorer les choses ? Que puis-je faire ? L’informatique n’est pas absconse, ce sont les outils qui le sont. Les logiciels libres sont documentés afin de permettre à tout un chacun de participer. Et si beaucoup de choses sont en anglais, et que cela demande beaucoup de connaissances annexes (compréhension de la langue écrite, vocabulaire…), on peut souvent demander et trouver de l’aide. J’ai discuté récemment avec quelqu’un qui travaille dans une (très) grande entreprise française et qui loue carrément le modèle du logiciel libre surtout pour la communauté qui l’anime et l’habite. Vous n’êtes jamais seuls.

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